PLURIELLES : elles ont posé pour le fun

Comme ESTELLE, qui ouvre cet article, elles ont toutes posé une fois pour le challenge, et sont toutes revenues pour le plaisir, certaines pendant plusieurs années. Elles ne sont pas modèles professionnelles, font cela pour s’amuser. Toutes ne sont pas citées ici, mais certaines ont des histoires très singulières…

Retrouvez-les au fil du temps et des galeries thématiques :  Classiques, Drapés, Glamour, Noir&Blanc, Pin-up, etc.

  AUDREY – Habituée du spectacle, Audrey a toujours été à l’aise en studio. Elle a pourtant beaucoup hésité avant de faire cette photo. Qui devint en fait une trilogie, et qui reste la série fétiche de la famille. Même si d’autres clichés, où l’originalité complice entre le modèle et le photographe ont toujours été de mise, font aussi référence depuis. Audrey m’a permis de remporter quelques prix en concours, et je l’en remercie.

  AYA – « Je suis, ronde, j’assume, et je veux montrer que la beauté se trouve en toutes formes ». Tel est le crédo d’Aya, quadra décomplexée, qui n’a pas hésité à se présenter à une élection de Miss Curvy, pas plus qu’elle ne recule devant un objectif. Passionnée de photo…au point qu’elle apparait pour certains comme une « boulimique de l’image, elle se sert à l’envie de son corps, de son sourire et de sa gentillesse comme d’un étendard flamboyant pour défendre sa cause.Toutes les femmes sont photogéniques, quand le photographe sait révéler en elle leur beauté. Elle le prouve à loisirs, repoussant à chaque séance les limites de ce qu’elle ose faire. Nul doute que toutes les femmes lui en seront reconnaissantes.

CINDY – « Plus tard, je ferais des photos, comme Audrey ». A 13 ans et demi, assise à côté de moi à la table du mariage d’Audrey, Cindy n’en démord pas. Plus tard, elle fera des photos, malgré tout ce qui peut être dit pour la décourager. Une ambition tenace, puisqu’elle viendra pour la première fois au studio peu de temps après ses 16 ans. Et qu’elle y revient toujours, à chaque fois qu’elle peut, bien qu’elle soit éloignée et mère de famille.

  ESTELLE – Etudiante au caractère affirmé et aux choix atypiques, Estelle rêvait d’être catcheuse. Elle viendra plusieurs fois en studio, pour faire la Lolita, poser en drapés ou de façon plus conventionnelle. Et pour réaliser une série en noir-et-blanc à la signification très personnelle, à découvrir très bientôt ici.

ISABELLE – Que dire de celle qui fut son premier modèle, partageant ses folies en studio et ignorant les fautes du débutant ? Beaucoup et peu à la fois. Sinon que plus de 25 ans après, le contact n’est pas perdu, que les souvenirs sont toujours là. Et qu’elle est revenue récemment dans le studio avec sa fille pour participer au projet ethnik’Art. en promettant de revenir pour un autre projet.

 JODSKA a commencé la photographie « …pour faire une thérapie… » car elle avait du mal à assumer son corps. Etrange raisonnement pour cette étudiante au look de top modèle qui, comme une comédienne, sait oublier son ego pour mieux endosser le rôle que le photographe lui suggère. Maintenant, elle multiplie les expériences photographiques, et fait même des défilés pour des jeunes créatrices. Oui, la photographie peut être une vraie thérapie. Et révéler des talents insoupçonnés chez beaucoup de personnes. Venue au studio, à la demande d’une amie photographe, pour une séance avec un serpent (!) puis pour le thème « Boudoir », elle a endossé un jour le costume de « Pin-up » avec une aisance qui démontrait bien que le statut d’actrice photographique n’est pas un vain mot… Photo : lors de la séance Boudoir.

  LUCIA aime le sexy, adore la lingerie, et n’hésitait pas à poser topless quand le photographe lui proposait un vrai projet artistique. Après une première séance en drapé, un univers pour elle encore inconnu, elle est revenue pour incarner une Odalisque, un projet qui me tenait à coeur. Et pour lequel elle fit même un peu plus que la coutume, en toute confiance, et sous le regard de son compagnon, son accompagnateur habituel. Cette odalisque à la façon des peintres du XIXe siècle est désormais une référence pour présenter le thème, et montrer une nudité sage. Elle est revenue ensuite pour faire la pin-up.

  SUZANNE – Etrange rencontre, en cette exposition artistique organisée dans une commune de la rive gauche de la Loire. Photographes et artistes peintres sont invités à présenter leurs oeuvres, jeunes et moins jeunes, indépendants ou membres de club, et celui d’Ingré a répondu présent. Aux côtés de nos photos, dont mes réalisations en studio, quelques oeuvres talentueuses ornent les murs, telles les toiles de la jeune Suzanne, une étudiante de 19 ans, que l’on ne peux ignorer.
« …Pardon monsieur, vous faites aussi des photos de nus ?… », me demande-telle au moment du vernissage. Difficile de lui dire non. Et rendez-vous sera pris pour une séance quelques semaines après. Elle suit des cours particuliers avec un peintre, et pose nue en atelier. La demande n’est donc pas incongrue, même si elle est exprimée avec une certaine timidité.
J’ai exigé qu’elle vienne avec une assistante, comme pour tous les modèles, la première fois (au moins)…et c’est sa mère qui assure, sans trop comprendre ce qu’elle fait là. En fin de séance, on fait aussi des photos en drapés…et 5 photos avec sa robe (rouge). J’ai bien compris qu’elle voulait des photos d’elle nue, dans des poses très académiques…pour s’en inspirer ensuite pour ses propres toiles… Il me faudra pourtant 4 mois, et plusieurs courriers insistants, pour obtenir l’autorisation de publication des images réalisées pendant la séance. Pourquoi ce blocage ? Elle pensait qu’elle devait donner une autorisation globale, sans pouvoir choisir celles qu’elle autorisait. Et elle en refusait seulement 5 ! Celles où elle était habillée ! Le document signé arriva quand elle eut la certitude que je ne les montrerai pas…

  SYBILLE – Elle aime autant poser que faire poser les autres. Cette quadra bien dans sa peau adore même faire une chose peu banale : donner de sa personne pour apprendre les styles et les poses, expérience qu’elle utilise ensuite pour diriger ses propres modèles. Depuis, elle revient régulièrement dans le studio, pour de nouvelles découvertes, souvent avec son « binôme » Aya, qui me l’a fait connaître.

  VERONIKA – « Accepteriez-vous de faire des photos de danse ? », me demande un jour Violène, qui pratiquait cet art à ses heures perdues. « Pourquoi pas, si les danseuses acceptent de poser pour moi ensuite… ». L’accord est vite conclu, le message passé, et Véronika arrive un jour dans mon studio, accompagnée de deux collègues, un danseur et une danseuse. Le but est de faire des images qui serviront à la promotion des cours de danse, principalement la salsa, qu’ils doivent proposer tous les trois à la rentrée. Les photos seront fournies.. mais les deux autres se défilent, et seule Véronika accepte le « deal » : revenir pour une séance de portrait (et plus) en studio…bien qu’elle estime ne pas être « photogénique ».
La première séance sera pour elle un « déclic » et elle se prendra au jeu, revenant plusieurs fois, montrant ainsi que sa profession initiale de coiffeuse, tout autant que son esprit généreux (elle s’investit régulièrement dans des oeuvres caritatives) sont largement doublés d’un vrai sens artistique. Elle proposera ainsi de faire une séance en « drapés » des plus originales, à son idée… et au résultat fort agréable à l’œil. Elle est revenue quelques années après avec un projet. Qui s’appelle Ethnik’Art.

  VIOLENE – Quand elle est venue poser pour la première fois, je n’ai pas reconnue cette jeune coiffeuse de moins de 18 ans qui, pourtant, était presque ma voisine ! Elle posera pourtant pour moi, et pour d’autres, pendant près de 10 ans. Violène est une artiste, musicienne à ses heures, à la personnalité multiple, mais toujours pudique et romantique. Toutes les idées lui convenaient, surtout quand elles étaient colorées, originales, mais juste un peu sexy. Elle a toujours posé pour le fun, et c’est très bien comme çà…

  VIRGINIE en rêvait, mais hésitait à sauter le pas, comme d’autres de son entourage avaient fait avant elle. Elle est venue une fois, sans trop y croire, accompagnée de sa future belle-soeur, une habituée des lieux, mais doutant du résultat, même en rentrant chez elle. Des inquiétudes vite évanouies quand les premières photos furent postées sur les réseaux sociaux. Tous la trouvèrent belle, et l’écrivirent publiquement. Au point de revenir une seconde fois, pour des images plus sexy, initialement destinées à son seul époux. Mais elle accepta ensuite sans hésitation que ses photos soient montrées. Qui s’en plaindrait ? Surtout quand elle a fait la pin-up.

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