EVASION : A la découverte du marais poitevin

Habité par l’esprit de Mélusine, mais pas seulement, le Marais poitevin, s’étendant sur 3 départements (Deux-Sèvres, Charente-Maritime, Vendée) a récemment reçu le label grand site de France, ce qui fait de lui le 7e en métropole à posséder ce label, après, notamment, Le Puy de Dôme, le Pont du Gard ou la montagne Ste Victoire. En 2014, il était inscrit comme le 49e parc naturel régional de France. « Les efforts du Parc sont ainsi récompensés par les Ministères et Instances nationales en charge de l’Ecologie, de la préservation de l’environnement et du milieu naturel. C’est une récompense pour le travail de mise en valeur du patrimoine et l’amélioration de l’accueil des visiteurs mené depuis plusieurs années par le Parc et visant à faire du Marais poitevin une destination écotouristique de qualité » indiquent ses responsables.

L’actuel Marais poitevin voit son origine au XIIIe siècle. « Cinq monastères façonnèrent le paysage de cet immense marais aux portes de Niort en creusant le canal des cinq abbés et celui du roi, considérés aujourd’hui comme la clé de voûte du système de drainage et d’assainissement de la plus grande zone humide de l’Ouest de la France ». Son aménagement se poursuivra en 1599 avec les travaux de l’ingénieur hollandais Humphrey Bradley, puis en 1808 sous Napoléon, qui fit curer et élargir la Sèvre niortaise, réduisant les inondations, favorisant la circulation des gabares, et facilitant ainsi l’accès au littoral atlantique au départ de Niort. Aujourd’hui, « les héritiers de ce monument naturel se lancent comme défi de sauvegarder ses paysages faits de rigoles, conches et canaux aux levées plantées de frênes têtards ».

Le marais poitevin se présente comme « un parc naturel d’attraction », où promenades sur les canaux et en vélo seront privilégiés, principalement au départ de Coulon, où est implanté la Maison du Marais poitevin. Mais différents ports sont ouverts sur la sèvre niortaise, tel Domvix, Arçay ou Maillezay, au pied des ruines de l’abbaye. On y trouvera aussi de nombreux circuits de randonnées pédestres, des points de pêche importants, toute une programmation favorisant l’écotourisme, permettant une belle découverte de la faune et de la flore. Et, parfois, si on est bien réveillé et attentifs, on pourra côtoyer quelques êtres de légende insoupçonnés.
Saviez-vous que ce marais aurait pour créateur Gargantua, comme le conte Rabelais, qui fréquentait régulièrement Fontenay-le-Comte ? Le Géant, dit la légende, venant de la Rochelle après une beuverie, se serait vu obligé de se soulager. Et, « posant un pied sur la cathédrale de Luçon et l’autre sur le clocher de l’église de Niort » aurait ainsi produit un jet libérateur qui créa le marais.
Rassurez-vous, depuis, avec le temps, les marais ont été assainis…

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